17 avril 2011
Piqure de rappel pour un retour sans fanfare
Depuis des semaines que je délaisse ce blog, les idées de sujets n’ont pas manqué mais pas une fois je n’ai eu le courage de m’assoir devant l’écran et de me mettre à l’ouvrage. Ma fille -Micropépette- est née le 26 février après une fin de grossesse difficile et avant des suites non moins ardues -tiens il faudrait que je vous en parle une de ces jours-. Depuis quelque temps j’ai envi de faire mon grand retour sur ce blog et je vais profiter d’une petite anecdote pour faire une piqure de rappel sur mon statut de femme-au-foyer-même-pas-en-congé-parental.
Un événement -anodin- me pousse donc aujourd'hui à sortir de mon silence. J'ai reçu une petite pique, une insulte un peu masquée, un peu blessante. Les propos en question n'ont pas vraiment d'importances mais lorsque je me plaignais à une connaissance voilà ce qu'on m'a rétorqué : « Tu cherches aussi ! T'as qu'à dire que t'es en congé parentale pour 3 ans... Personne n'a besoin de savoir que t'es à la maison depuis la naissance de ta première. Ou dis que tu cherches du boulot, ce sera plus simple ! »
Et voilà. Ce serait à moi de cacher ce que je suis pour ne pas agresser les autres, ceux qui sont criblés de préjugés et de mépris. Comme si je commettais chaque jour quelque malhonnêteté honteuse. Comme si mon choix était une provocation. Je suis femme au foyer. Pour l'administration et les sondages, je n'existe pas. Et j'en viens à éclater de reconnaissance lorsque que j'ai l'honneur d'avoir une case à cocher, une catégorie -parent au foyer- dans laquelle je peux me reconnaître. Je suis femme au foyer. Pas en congé parentale. Pas au chômage. Une femme au foyer. Et on me conseille de mentir pour avoir la paix.
Mais je ne veux pas mentir. Comme je ne veux rien revendiquer. Je suis une femme au foyer. Ni une sous-citoyenne, ni une militante. Je ne vole rien à personne, et je ne reproche rien aux autres. Je ne devrais pas avoir à me justifier ni à me battre. Quand j'ai une femme en face de moi, je me fous de son activité professionnelle, je me fous de la case qu'elle coche dans les formulaires. Ou de combien d'enfants elle a, et à quel âge elle les a eu. Je voudrais qu'on se foute que je sois mère au foyer. Comme je voudrais que la maman qui a une belle carrière cesse d'entendre les reproches muets, les condamnations médiocres lorsqu'elle parle de ses soirées passées au bureau. Comme je voudrais ne plus être témoin de toutes ces banalité affligeantes, ces phrases jetées comme des camouflets, sur nos choix de vie dés qu'un bout de notre orteil dépasse la limite de leur normalité... Dés que l'on choisi de faire un môme avant 25 ans, ou après 35. Dés que l'on ne veut qu'un seul enfant, ou plus de deux. Dés que l'on travaille trop ou pas assez. Dés que l'on se refuse à allaiter ou que l'on donne le sein plus de six mois. Dés qu'on trouve notre bonheur où autrui ne le voit pas.
Alors je ne mentirais pas même si je ne suis pas militante. Le temps et le courage me manque pour tenter de changer la société et pour porter les grandes causes féministes. Mais je ne mentirais pas. Parce que je suis moi aussi une femme et que mentir ce serait nier ce qu'est la Femme : une richesse, une diversité, et une volonté de gagner et de garder une liberté merveilleuse : celle de choisir individuellement quelle femme on veux être.
Frau Torchon
09 août 2010
Les extrémistes nous font chier ! - comme d'hab quoi...
Nan
amis lecteurs je ne vais pas vous parler de la campagne pour 2012
politique déplorable menée par le gouvernement, rien que d'en
parler ça provoque chez moi des crises de démence désespérée. Je
vais vous parler de la maternité. Je vous rappelle que je passe
l'échographie du troisième mois demain et que quand Femme Pirate
arrive quelque part son bidon la précède de cinq bonnes minutes.
Depuis que je suis maman, bientôt cinq ans, je suis entrée dans un univers de cruauté et de bataille. Un univers violent du genre où on mets à mort les poneys et les chatons. A partir du moment où tu es enceinte tu te retrouves entre deux clans : celui des anciens « Laisse ! Il se fait les poumons » et celui des bobos « Nan mais t'es ignoble. Un bébé ne fait pas de caprice. ». Entre les deux : une horde de mères de famille normales mais comme d'habitude ce sont les extrémistes que l'on entend le plus. Deux clans, deux visions du monde, deux hystéries.
Le clan des Anciens ou « Laisse ! Il se fait les poumons... »
Dans
ce groupuscule on retrouve souvent Belle-maman et Tata Germaine.
Leurs thèses sont simples et peuvent être résumées en une idée
générale : « de mon temps, on... ». Pendant la
grossesse les Anciens te disent avec un brin de mépris tout à fait
indigeste « ouais ben moi j'ai accouché sans péridurale,
hein... j'en suis pas morte. » Certes. Puis aussi sous
Louis XIV on amputait sans anesthésie et ils en mourraient pas tous. Moi la péridurale, je l'ai eue. Puis je vais la redemander. C'est marrant mais souffrir j'aime pas trop ça, même que si
on pouvait me la faire AVANT les contractions ben j'serais pas contre
voyez.
Après la naissance les Anciens veulent vraiment vous aider. Même qu'ils sont scientifiques alors ils savent tout expliquer. Bébé pleure à vous fissurer le tympan ? Ben il fait ses poumons. Mais bien sûr... Puis ils ont trop vu Chucky la poupée sanglante... Pour eux un bébé est forcément un monstre tyrannique en puissance dont l'objectif est de prendre le pouvoir sur ses parents. Tu prends ton bébé dans les bras trop souvent à leurs goûts ? Tu vas en faire un capricieux. Il ne fait pas ses nuits à un mois ? Ben tu le laisses pleurer quelques heures, tu verras il les fera ses nuits. Je vous le dis bébé c'est Satan. En moins sympa.
Quant à l'allaitement, ils savent beaucoup de choses aussi. Fausses, hein, mais bon c'est pas grave. Ton bébé tète toutes les deux heures ? C'est que tu n'as pas assez lait, ou alors il est pas assez riche, hein, ça arrive tout le temps. Tu allaites plus de six mois ? Y a forcément un encore plus crétin que les autres qui te demandera, anxieux : nan mais sinon tu lui donneras quand du vrai lait ? Oui, c'est agaçant mais c'est comme ça.
Un seul conseil face à ce clan des Anciens : ne pas réagir, hocher la tête et sourire bêtement avant de continuer à faire comme tu veux. Attention toutefois à ne pas laisser bébé seul avec eux dès qu'il a plus de deux mois Ils risqueraient de vouloir lui faire goûter un doigt de champagne ou une tranche de banane. Parce que « mon fils à trois mois il mangeait déjà un repas solide alors... ».
En
lisant ça, amis sans enfant, tu penses que vraiment ce clan est
pourri – ou t'en fais parti, pourquoi pas... ? Ne te précipite tout de même pas
dans le second clan, parce que c'est pas mieux... Vraiment pas...
Le Clan des Bobos ou « Nan mais t'es ignoble. Un bébé ne fait pas de caprice. »
Dans le club des bobos, on retrouve souvent ta copine Carole, celle qui est végé. L'idée principale de ce clan se résume en un mot, un seul : Maternage. Pendant la grossesse, ils te déconseilleront la péridurale. Oui eux aussi. Parce que bon, en maison de naissance ou à domicile c'est tellement mieux. Les plus modérés te parleront d'accoucher dans l'eau ou d'haptonomie. Ils t'expliqueront aussi que l'épisiotomiel'épisiotomie c'est le mal de même que les déclenchement. Sont gentils les natures hein mais bon je le répète : je veux pas avoir mal et si la sage-femme veut me faire une épisio j'vais pas la contrarier PENDANT l'accouchement, je suis pas kamikaze.
Après la naissance les bobos te regardent avec haine si tu laisses bébé pleurer plus de cinq minutes. Puis ils t'expliquent que si l'enfant ne veut pas rester calme il FAUT le porter, dans une écharpe, cela va de soit. D'ailleurs tu es un monstre d'utiliser cette poussette où bébé se sent abandonner et perdu. Ton bébé ne fait pas ses nuit à sept mois ? Mais tu devrais pratiquer le cododo c'est important qu'il se sente près de sa maman. Oui, la nuit aussi. Et puis s'il a mal aux dents, faut pas lui donner d'anti-douleur, nan mais tu sais que les labos sont des suppôt de Satan ? Achète-luiAchète-lui un collier d'ambre, c'est très efficace.
Quant à l'allaitement... Ben t'allaite j'espère ? Parce que sinon les bobos vont pas être contents et te feront quelques petites remarques sur ton égoïsme. Tu donnes le sein ? Bravo ! Alors ne t'avise pas d'arrêter parce que tu as mal/es fatiguée/en as envie. Si tu as mal c'est que tu donnes mal le sein, les crevasses c'est forcément parce qu'il prend mal. Pas parce que t'as une peau plus fine que le papier-biblepapier-bible, hein, non. T'es fatiguée ? Ben fais du cododo, comme ça il tétera pendant ton sommeil. T'as envie d'arrêter ? En général le bobo extrémiste se contente alors de te regarder avec mépris et désapprobation.
Un seul conseil face à ce clan des Bobos : soit cinglant. Tu perdras leur amitié mais vu que t'aimes manger de la viande de cheval et que t'es pas contre la fessée, c'est pas plus mal.
Voilà ami lecteur. Les extrémismes nous font toujours chier, même avec notre rôle de parent. Si tu veux être dans le clan des gens normaux c'est pas très compliqué : tu pioche ce qui te convient puis tu fais de ton mieux, pour bébé et pour toi. J'aime la péridurale et je biberonnerai n°3. Je laisse pleurer bébé de manière raisonnable, j'ai une écharpe de portage et j'utilise des lingettes lavables. Et puis j'aime pas les clans...
14 juillet 2010
Et la cagoule alors ? Parce que le niqab c'est moche mais la cagoule ça gratte...
C'est fait. Aujourd'hui 13 juillet de l'an de grâce 2010, la loi visant à interdire le port du voile intégral, le niqab, a été adoptée par les députés. Après des mois de faux débats et de vrais coups médiatiques. Vous me direz, en quoi cette question, qui rappelons-le ne concernerait que 2000 femmes, peut-elle bien intéresser Frau Torchon ? Et bien tout cela me mets mal à l'aise...
En tant que féministe -modérée mais féministe tout de même- l'idée d'un voile intégral qui couvre tout sauf les yeux me heurte. Je n'y peux rien c'est comme ça. En tant qu'athée, tout ce qui a trait aux religions me semble dénué de raison. Au premier abord je pourrais donc me réjouir de ce vote. Mais non, pas vraiment. Car s'il on considère la question du niqab d'un point de vu « religieux » ou « cuturel », c'est à dire sans s'abandonner aux mouvements passionnés, je me pose sérieusement la question de l'intérêt de légiférer.
Dans
les faits, le projet de loi « interdit
la dissimulation du visage dans l'espace public ». Ok. Bon
heureusement y a des exceptions. D'abord les cas où des dispositions
législatives ou réglementaires existent, comme le casque de moto.
Ensuite ne sont pas visés par la loi, le fait de dissimuler son
visage pour des raisons de santé, pour des motifs professionnels,
pour des pratiques sportives ou encore pour les fêtes ou les
manifestations culturelles...
Tiens les quelques 2000 musulmanes concernées n'ont qu'à se vêtir d'une grande robe, d'un hijâb et d'un masque d'escrime. Faudra passer son temps à se trimballer avec un fleuret à la main mais ça pourrait être sympa... Plus sérieusement le seul argument que je peux comprendre à peu près c'est les problèmes de contrôles d'identités. Sinon ben je vois pas trop puisque dans les lieux « importants », comme l'école, le simple hijâb est interdit...
Comme
je l'ai déjà dit le niqab je ne peux pas cautionner mais l'opinion
et le malaise intellectuel ne sont pas des motifs pour légiférer.
Bien sur, nous avons aussi les arguments de tous nos gentils
humanistes : le fait que le voile intégral est une oppression de la
femme, un symbole fort qui bafoue la dignité de celle qui le porte.
Ok. Je vais pas vous mentir, j'ai un peu de mal culturellement à ne
pas approuver...
Sauf...
Sauf que le but -louable- de libérer ces femmes du niqab ne sera en aucun cas servi par cette loi. Nan. Bien sûr le fait que toute personne obligeant une femme à se voiler sera passible d'un an de prison et de 30 000 euros d'amende est très bien. Mais franchement je ne suis pas sûr que la majorité des 2000 femmes concernées sont obligées par des violences de porter le niqab. Si c'est le cas, très bien, il faut alors penser leur situation comme celle des femmes battues, ni plus, ni moins. Mais pour toutes les autres, celles qui disent et pensent sincèrement avoir fait le choix du voile intégrale, ça ne va rien changer. A partir du moment où la loi entrera en vigueur (six mois après sa promulgation) elles se contenteront de ne plus sortir de chez elles... L'intégrisme religieux, la bêtise de l'extrémisme n'a jamais disparus à coup de lois...
Alors je me pose la question... Si ce n'est pour le bien de notre société, pourquoi légiférer et interdire le niqab dans la rue ? Parce que cet habit de fantôme bafoue la dignité des femmes ? Soit. Mais est-ce une raison légitime de légiférer de cette manière ? En tout cas ce n'est pas complètement l'opinion du Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, qui a émis des réserves sur cette interdiction généralisée et l'a jugée « sans fondement juridique incontestable. »
Mais
la loi est passée. Nous aurons ainsi été détournés des problèmes
autrement plus importants qui secouent notre pays, et le coup
médiatique de nos politiciens aura été parfaitement orchestré,
préparant avec jubilation les prochaines élections. Et dans tout ça,
les droits de la Femme n'auront finalement que peu pesés dans la
balance.
Mon malaise n'est vraiment pas prêt de disparaître...
02 mars 2010
Avec un Danacol par jour, peut-être des news plus intéressantes au JT ?
Entendu
ce matin sur I-Tele puis confirmé ici par un article sur le site du
Point : Le
président américain Barack Obama s'est laissé tenter par les bons
desserts que lui préparent les cuisiniers de la Maison Blanche et va
devoir modérer sa consommation, a indiqué lundi son porte-parole,
après qu'un examen eut décelé un taux de cholestérol trop élevé.
Déjà
qu'on lui casse les couilles l'embête sur la clope, v'la qu'il faut
carrément un porte-parole pour justifier du taux de cholestérol de
monsieur le président... Tout ça pour justifier un taux de 138
unités. Parce que oui, on a même le droit aux chiffres dans cette
affaire ô combien importante sur la scène politique internationale.
Cette attention excessive hein portée à la santé de monsieur Obama
me rappelle un peu Louis XIV heureusement sans chaise percée.
D'ailleurs l'historien Stanis
Perez
en a fait un ouvrage, à partir du journal tenu par les médecins du Roi Soleil,
et on peut se demander quelle est le point commun entre ses deux
mondes : la France du Grand Siècle et les États-Unis d'aujourd'hui
pour que la santé des puissants soit ainsi exposée, passée
au crible, décortiquée. Avec tout ça je suis bien contente des
progrès de la médecine, non que je m'inquiète de la vitalité des
hommes politiques, mais parce que Louis XIV, comme sans doute tous ses
contemporains, l'a été un peu malade tout le temps -le pôôôôôôvre-.
Genre petite vérole à 9 ans, une fièvre typhoïde à 19, une
blennorragie à 17 -il avait qu'à arrêter de fourrer sa royale
queue partout aussi- une dysenterie à 22, la rougeole à 24, une
fistule anale à 47 -fermez les yeux amis lecteurs et imaginez la
douleur...- et plein d'autres joyeusetés d'une délicatesse
arachnéenne. Ouaip. Et vous pensez-vous que nous devrions en savoir plus sur la santé du président de la République ?
Allez à bientôt pour un sujet d'actualité brûlant – ou pas.
25 février 2010
Le bain...
Ah le bain, moment de détente, plein de mousse, avec un bon livre, le pied total! Enfin d'habitude....
Parce
qu'aujourd'hui, pendant la sieste de la miss, j'ai mis son
frère devant un dessin animé et je me suis dit "tiens si je prenais un
bon bain, j'ai bien besoin de me détendre, et puis je me ferais bien un
gommage, un masque pour les cheveux...." Bref j'avais prévu la totale!
C'était
sans compter les Moussaillons. A peine entrée dans mon bain bien
chaud et moussant, j'entends une voix derrière la porte "Maman j'veux
du coca!"
Évidemment, il ne pouvait pas demander pendant que j'étais au salon
pendant les 2 heures précédentes. Non. Je lui dit donc d'aller prendre
une canette de limonade dans le frigo il sait les ouvrir... D'habitude.
Là il n'y arrivait pas
Je
lui dit donc d'attendre que j'ai fini mon bain, mais pendant 1 bonne
minute il frappait à la porte. Je suis donc sortie de mon bain, pleine
de mousse de la tête au pied, enroulée dans ma serviette, et en ouvrant
la porte, je m'aperçois qu'il n'avait rien capté, il avait pris une
petite bouteille d'eau au lieu de la canette..... Obligée d'aller lui
chercher sa canette et lui ouvrir. Ouf enfin tranquille dans mon
bain.....
Et non. La poupette avait décidé que sa sieste était terminée
Je l'ai donc sortie de son lit, suis retourné dans mon bain, et là j'ai
entendu les allers retours du Ptit Coyote de la cuisine à sa chambre.
"Qu'est-ce que tu fais????" "Poupette à renversé ma limonade!"
Bon
ben je vais prendre une douche alors, j'aurais été certainement plus
détendue qu'après ce pseudo bain! La prochaine fois j'attends que leur
père soit là pour les surveiller.
15 février 2010
Le bio et moi
Le mot est martelé de toute part. Manger sain, boire sain, chier sain. Tous les bobos1 brandissent le terme comme un nouveau talisman, comme le secret de l'immortalité : le bio. Meilleur pour la santé. Meilleur pour la nature. Meilleur pour le futur. Voilà ce qu'on en dit dans certains milieux. Pourquoi certains milieux ? Parce que le bio, c'est pas pour les pauvres. Nan. Si je suis si sûr de ça mon ami, c'est parce que je suis un tout petit peu pauvre moi-même. Alors je ne mange pas bio. Loin s'en faut. Sur le site Terraeco, ici, vous pouvez lire un article sérieux sur le sujet et voilà ce qu'ils ont découvert le prix de ce dernier cabas « boutique bio » est 160,3 % plus élevé que le même rempli de produits premier prix, soit 2,6 fois plus important. Pour manger bio exclusivement -et je vois pas l'intérêt pour la santé de manger un peu bio, c'est comme un peu arrêter de fumer, hein...- je devrais d'abord dormir à la rue.
J'imagine déjà les protestations de mes amis mangeurs de laitue AB, animés d'une fougue missionnaire2 pour me convaincre. Je les entends me dire, de nouveau, que le choix de manger bio est plus important que l'aspect financier et qu'il suffit pour rendre cela possible de vivre différemment. Dans l'article cité plus haut, il est conseillé la chose suivante Car, pour faire du bien à son portefeuille, il faut limité les plats cuisinés chers (et trop salés), les friandises coûteuses (et trop sucrées), laisser moins de place à la viande et plus à des légumineuses abordables et gorgées de protéines. Le retour au fait-maison est souvent invoqué lorsque l'on se pointe du doigts le prix du bio ou des fruits et légumes frais aussi parce que même quand ce n'est pas bio, comment dire : hum, hum. Sauf que là faudra m'expliquer, étant un peu pauvre et femme au foyer, je fais déjà mon pain et mes yaourts et les plats tous prêts sont plutôt rares chez moi. Parfois même le « maison » est trop cher oui je ne fais pas toujours ma pâte brisée, l'acheter à Lidl étant moins couteux. Alors à part me mettre à coudre mes vêtements et élever des poules dans mon F3, je vois pas ce que je peux faire de plus ! Si encore, j'étais sûr des bienfaits du bio, peut-être que cela me pèserait-il plus de ne pouvoir en acheter. Sauf que je ne comprends toujours pas comment une terre -gorgée de nitrate, de pesticides et autres saloperies- devient saine -comme par magie- lorsque l'agriculteur se met à cultiver bio...
Alors non mes amis, je ne mange pas bio. Un peu par manque de conviction, beaucoup par manque d'argent. Et même que j'utilise des vrais couches jetables et que je me fous pleins de parabens sur la peau. Tiens ami lecteur à l'occasion je te parlerai de ce sujet, les cosmétiques bio, parce que là encore y en a à raconter.
1- personne à la situation financière confortable aimant porter des sarouels, se déplacer à vélo et pensant aimer la compagne bien qu'habitant dans une grande ville
2- attitude des gens sains qui nous veulent absolument du bien, même que quand je les écoute j'ai bien envie de manger un macdo tout en portant de la fourrure
Article précédemment publié dans Princesse Torchon,. Oui j'ai pas eu le temps de vous concocter un vrai billet...
11 février 2010
Celle qui chargeait la batterie de sa voiture
Un matin déjà pas comme les autres. Le moussaillon qui se lève sans râler, la puce qui dort jusqu'après (ça se dit ça???) 8h, moi qui ait largement le temps de prendre ma douche, bref tout qui sortait de l'ordinaire.
Au moment de partir pour l'école, tout le monde est prêt, et là c'est le drame...... La batterie de la voiture, après moult tentatives de démarrage est à plat. Je décharge les mômes, dont un en pleurs parce que « c'est aujourd'hui qu'on fait les gâteaux pour les anniversaires » Ben oui mais hein je vais pas t'emmener en volant, merde!
En rentrant, coup de téléphone à l'école pour prévenir que le moussaillon sera absent (ben oui hein quand même) et coup de fil au Flibustier au taf pour le prévenir que je ne pourrais pas passer faire les courses (oui il est boucher à carrouf) et je lui explique mon malheur du jour. Comme réponse j'ai droit à « ah ben merde y'a bien une solution mais tu sauras pas faire » Il a vite compris son erreur et avant de se faire botter le cul par téléphone interposé, il a proposé de m'expliquer comment mettre la batterie en charge avec le chargeur. Oui bon ok, mais commence par m'expliquer où il est et à quoi ça ressemble sinon on va pas y arriver.
Après explications flibustières, je me lance donc dans le chargement de ma batterie. Et ben laissez moi vous dire les filles si vous ne l'avez jamais fait, ben.... Ne le faites jamais c'est over méga chiant. Déjà faut trouver le bon outil dans le bordel organisé appelé fièrement « établi » par le flibustier. Ensuite il faut arriver à desserrer les boulons de la batterie, puis bien sûr retourner chercher un autre bon outil car c'est pas le même boulon des deux côtés, bien sûr, ça a été inventé par des hommes et pour des hommes, donc allez comprendre la logique de la chose.
Ensuite, une fois les boulons enlevés, il faut réussir à enlever la batterie, mais même à grands renforts d'insultes, de cajoleries et de re-insultes (que si les voisins m'ont entendue ils ne me regarderont plus jamais pareil), la garce n'a pas bougé d'un pouce, là t'as juste envie de latter ta voiture.
Me voilà donc à appeler mon gentil beau-père qui me dit « te fais pas chier, trouve une rallonge et amène le chargeur vers ta voiture » oui ok la logique masculine m'échappe, mais la logique tout court aussi je dois avouer. Bon ok bouge pas j'essaye ça. Seulement le Flibustier du haut de ses 1,75m et sachant très bien que son chargeur je ne suis pas prête d'y toucher, il l'a mis à 15 mètres de haut évidemment (oui quand on mesure 1,55m, tout paraît 5 fois plus grand que sa vraie hauteur). Me voilà donc montée sur une chaise, à virer tout le bordel qui se trouve devant le chargeur (bien sûr sinon c'est trop facile) et quand enfin j'arrive à l'attraper, je me rends compte que ça pèse une tonne cette saloperie et que j'ai failli m'assommer avec.
Je le branche donc à ma batterie (en rappelant mon beau-père pour être bien sûre de ce que je fais) et là je vois l'aiguille sur la graduation 15, la plus haute..... Pour moi c'est que c'est chargé, mais non non me dis mon beau-père, c'est quand l'aiguille arrive sur le zéro que c'est chargé. Mouais quand je vous dis que la logique masculine c'est particulier, vous me croyez maintenant?
A l'heure qu'il est ma batterie charge tranquillement (du moins j'espère).
J'aimerais lancer un appel : Si vous avez pitié de moi, envoyez moi « la mécanique pour les nuls » ou un mécanicien de poche je prends aussi!
26 janvier 2010
Crises de nerfs
C'est la crise. On nous le dit en tout cas. Pour la plupart de ceux qui galèrent tous les mois, la crise ça fait longtemps qu'elle existe dans les portes-monnaie. Seulement, depuis que le terme a envahi officiellement les médias, on s'intéresse aussi à eux : les un peu pauvres. Ouaip. Les un peu pauvres. C'est ceux qui sont au-dessus de la classe moyenne mais qui ont quand même de quoi manger. Ce sont ceux qui hantent les hard-discounteurs. Eux qui ont mal aux dents pendant des semaines parce qu'une couronne quand même c'est trop cher. Surtout avec leur mutuelle dans leurs moyens mais pourrie . Eux encore qui angoissent à l'idée qu'il va falloir changer les lunettes du petit dernier. Eux qui ne partent pas en vacances, ou si, au camping, mais pas à la mer, hein, pllutôt dans la région d'à côté. Les un peu pauvres c'est tout ceux qui ont le nécessaire et juste un peu de loisirs. L'internet parfois. Puis aussi le satellite, parce que lorsque le moindre loisir extérieur est hors de prix mieux vaut avoir 150 chaînes chez soi.
Maintenant on parle d'eux à la TV. En fait à chaque émission sur la crise. Car au lieu de nous montrer les boursicoteurs et les banquiers qui nous ont mis dedans, au lieu de faire leur travail de journalistes, les grandes chaînes parlent de ceux qui galèrent. Puis surtout ils font comme s'ils voulaient nous aider.
On nous montre alors une pauvre étudiante exposant ses pathétiques plan B pour mieux vivre, comme aller dans les écoles de coiffure pour sa couleur mensuelle. Ça encore je veux bien. Mais après on a le droit aux affolés des bons de réductions et des 100% satisfaits ou remboursés. En d'autres termes, si tu as du mal à remplir les placards, toi le un peu pauvre lecteur de blogs, c'est simple finalement : tu n'as qu'à profiter de ces offres. Oui. Et emmerder la pôvre caissière parce qu'il te faut un ticket par article. Puis chez toi t'as qu'à prendre encore deux heures, au moins, pour écrire des lettres où tu expliqueras pourquoi tu n'es pas satisfait de la tablette Chococrunch ou de la lessive Purenett. Ben oui, si tu es pauvre t'as qu'à faire ce qu'il faut et arrêter d'être digne. Comment ça t'as pas le temps de passer trois heures pour faire quelques courses ? Ben arrête de jouer avec tes enfants, t'es pauvre, t'as pas que ça à faire.
Après la folle des courses remboursées, on a généralement le droit à la maman qui fait tout elle-même. Dans le dernier reportage (sur Teva) que j'ai vu, la dame c'était Caroline Ingalls. En moins drôle. Le pain, les yaourts, tout qu'elle faisait. Là où j'ai bien rigolé, c'est qu'on vantait l'intérêt de faire soi-même ses cosmétos. Ouaip. Même le gloss. J'ai rien contre, hein, chacun ses hobbies mais montrer ça pour lutter contre les effets de la crise, c'était risible.
Alors j'en ai marre. Marre que la TV se foute de nous et qu'elle nous dise que si on est pauvre ben c'est pas grave, on a qu'à découper des bons de réduction, puis faire son pain. Parce que franchement, si avec tous ces bons conseils on continue à se plaindre, c'est vraiment de la mauvaise volonté...
Allez, je vais allez mettre ma machine à pain en route. A très vite pour un autre coup de torchon.
01 janvier 2010
Un petit coup de torchon pour la route
Tout d’abord ami lecteur je te rappelle que je suis maman au foyer à plein temps. Voui. Tu comprendras donc que la plupart du temps j’aime l’école d’amour. Parce que l’école ça veut pas seulement dire que ma fille, Fléau de Dieu, apprends mille choses importantes. Nan. Ça veut aussi dire, merveille des merveilles, que quatre jours par semaine, j’ai six heures avec un seul mouflet à gérer. Forcément je militerais presque pour la suppression des vacances scolaires et des mercredis…
Donc j’aime l’école. Surtout que l’année dernière Fléau de Dieu avait juste la meilleure instit de la terre entière si si je vous jure, j’ai même failli fabriquer une statue en papier mâché à sa gloire. Ce que j’aime pas finalement c’est le Rectorat et la politique du gouvernement en matière d’éducation entre autres genre la politique du gouvernement tout court. Pourquoi ? Je t’imagine bien ami lecteur, haletant sous la pression d’un tel suspens. Ne te pâme pas d’angoisse, je vais te raconter toute l’histoire.
La maîtresse de cette année est en congé maternité depuis septembre et nous en sommes déjà à la deuxième remplaçante, rappelons-le pour des enfants de quatre ans, animaux qui, disons le franchement, n’aiment pas le changement. Soit. La dernière semaine avant les vacances de noël remplaçante n°2, la pauvre, est tombée malade. Le lundi et mardi, pas classe. Ok. Jeudi matin, ouf, remplaçante n°2 est là - et j’ai bien failli faire la hola mais toute seule j’aurais eu l’air un peu con. Je reviens chercher Fléau de Dieu à 11h30 et là pfttt plus de maîtresse. Explication ? Le Rectorat avait téléphoné en milieu de matinée parce qu’il avait besoin de Remplaçante n°2. Oui. Alors que la maîtresse avait 29 enfants de 4 ans sous sa responsabilité, le Rectorat a « déplacé » cette dernière dans une autre école. Comme ça. A dix heure du matin. Vendredi ? Pas classe. Et surtout nous ne savons toujours pas si nous aurons quelqu’un à la rentrée, soit dans une semaine. Quand je vous le dis que je n’aime pas le Rectorat, y a des coups de torchon qui se perdent. Et toi parent-internaute, déjà eu ce genre de galère ?
Et au fait....
BONNE ANNEE !
22 décembre 2009
A l'école y a pas que des trucs chouettes - nan
Si vous avez du temps à perdre eu le courage de lire nos présentation à Femme Pirate et à moi, vous savez que nous sommes toutes les deux mamans. Mon aînée, dite Fléau de Dieu, a quatre ans et va donc à l’école. Si vous avez, vous aussi, des enfants, vous savez sans doute que la scolarité c’est le début des emmerdements. Ouaip. Surtout à notre époque. Parce qu’il faut bien le dire nous sommes passé d’un extrême à l’autre. Lorsque votre chère Frau Torchon était enfant -au siècle dernier- on ne se préoccupait pas assez de la santé des marmots. Genre il a fallu attendre le CP et un apprentissage trop laborieux de la lecture pour que l’on conseille à mes parents de m’emmener chez l’orthophoniste -il faudra un jour que je vous explique comment grâce à cela j’ai appris que j’avais eu une vie antérieure-. Aujourd’hui la normalité est de trouver à chaque enfant un problème. Toi ami nullipare tu ne me crois pas peut-être ? Alors je vais te conter une étrange et terrifiante histoire, le genre de conte que l’on se murmure au coin du feu quoi j’en fais trop ?
LA VISITE MÉDICALE
Fléau de Dieu étant en moyenne section de maternelle la visite médicale était obligatoire, avec présence d’un des parents vivement souhaitée genre si tu travailles et que tu ne peux pas venir t’es juste quelqu’un d’irresponsable à qui on doit jeter des cailloux. Je te prie de croire que la visite médicale c’est pas rien. Quand tu entre dans la pièce y a deux personnes juste pour toi et le môme. T’as d’abord le médecin scolaire, chez nous le seul généraliste disponible, une madame chez qui je n’emmènerai pas mon poisson rouge et encore moins mes enfants. En plus t’as une dame de la PMI, ici une madame qui a réussis à me traumatiser à vie de l’allaitement grâce à ses « compétences » ce sera pour une autre fois cette histoire, on va pas y passer des jours.
Il en a suivi un interrogatoire plutôt long. "Et l’accouchement, il s’est bien passé ? …………. Je vois que votre fille est née avec une luxation congénitale de la hanche… - oui. C’est vrai. Elle était donc en siège ? Euh… non. Pas du tout. Si, si. C’est pour ça la luxation." Je l’aurais peut-être su si elle avait été en siège, non ? Ensuite la doctoresse elle m’interroge sur les problème de vue de ma fille… "C’est héréditaire ? Oui, j’ai des lunettes. Et vos problèmes de vue sont …? Que je vois mal connasse ! Je suis myope, astigmate et hypermétrope. Non madame vous vous trompez, ce n’est pas possible." Sûr j’ai des lunettes depuis 23 ans et je ne sais pas pourquoi.
Ensuite la madame de la PMI a dit que la maîtresse avait mentionnée que Fléau de Dieu était plutôt timide. Ouais, un peu. Puis comme la petite peste avait décidé de ne pas répondre à toutes les questions : oooooooh, elle est bébé quand même. « Faire son bébé » nouveau terme de psycho ? Puis en se rappelant l’existence de Châtiment Divin, 12 mois, « oui c’est parce qu’elle n’a pas accepté la naissance de son frère. » Mais bien sûûûûûûûûr. Elle l'a fait ensuite monter sur la balance. Ooooooh mais c’est très bien, elle est mince, son IMC est parfait ! J’ai bien cru qu’elle allait me décerner la légion d’honneur sur le coup. Et enfin, votre fille ne prononce pas toujours très bien, il faudrait faire un bilan, chez l’orthophoniste. Moi j’ai été un peu inquiète que la maîtresse ne m’ait pas interpellée plus tôt sur ce problème, que du reste je n’avais honteusement pas relevé plus que ça. Ah non, la maîtresse nous a dit qu’il n’y avait rien à ce niveau là, mais bon, hein, ce serait quand même bien de faire un bilan. Là j’ai un peu perdu patience et j’ai expliqué que bordel j’en réfèrerait au médecin traitant de Fléau de Dieu.
L’entretien s’est terminé là-dessus. A la sortie, nous avons fait, deux autres mamans et moi, un petit bilan. Juste pour nous trois nous avions: un livret de nutrition parce que quand même Camarade n°1 était dans le haut de la courbe, pas en dehors mais bon… deux bilans chez l’orthophoniste, un chez le psychomotricien et un entretien avec le psy scolaire. Bon, soit je suis dans une école où TOUS les gamins ont de multiples problèmes, soit on est devenu un peu parano aux visites médicales...
A la prochaine visite médicale, j’emmène un bazooka en plus du carnet de santé…. Remarquez, je ferais peut-être mieux de laisser le carnet de santé à la maison…
Y a des coups de torchon qui se perdent, c'est moi qui vous le dit.
Frau Torchon





















